Lumineuses Mélodies
Voici une approche du Fdack sur une vision du monde. Elle n’apportera rien aux futures actions qui nous attendent.
Pour le plaisir des yeux mes amis.
Nous qui voulons comprendre d’où nous venons et qui nous sommes, nous parlons de peinture, de chants de Slilkult, de puissance, de sentiments, d’oscillation, de chaleur, de pouvoir et de temps mais rares sont ceux qui parlent de musique.
La musique,
Tout le monde la prend pour acquis, elle est un peu tout ça à la fois et pourtant nul créateur, nul dieu ou athnasien dédié. Pourtant Athnas elle-même était musique avant d’être lumière. Nombre des plus fins érudits de notre temps sont sur la piste de la musique.
Eskeinzern de Turin nous parle de partition, de chant, de corde par exemple. Safar est le plus avancé dans cette recherche. Il m’a décrit des mondes et des plans comme des cordes d’un instrument de musique relié par des notes plus ou moins harmonieuse. Eskeinzern imagine Safar comme le grand directeur d’une école de musique. Il serait plus juste de l’imaginer comme interrogeant chaque nouvelle entrant dans sa présente demeure afin de découvrir un artiste qui pourrait l’aider dans sa quête de production artistique musicale. C’est un éternel inassouvi pour ne pas dire frustré, il ne peut arpenter le monde pour aller au devant de sa quête, il est contraint d’attendre que sa quête vienne à lui. Entendre ou réentendre le « chant de l’ombre » semble être son but. A quelle fin, cela reste encore à découvrir, la simple illumination personnelle ou le modelage d’une nouvelle magie qui pourrait surpasser les autres. La quête de la musique de celui qui a été créé pour combler le manque des plus grands ce monde. Mais ceci n’est qu’une hypothèse, comme une suite d’accords qui ne satisfont pas encore les oreilles de la Vérité.
« le chant de l’ombre ou la musique de la plus silencieuse des créations ».
La musique telle que nous la définissons ne peut-être une création directe de Slilkult tel que défini dans les écrits. Ainsi, la musique est différente du son qui peut avoir un effet direct sur son environnement. Un son peut casser du cristal, briser la pierre ou assourdir les hommes. La musique est un message, la musique n’est qu’osciliations, qu’un enchaînement de son plus ou moins harmonieux qui « parle » à tout être de manière différente.
La musique n’a aucun pouvoir que celui de nous parler, nous influencer. Elle sait capter notre attention pour nous faire chanter, pour nous faire danser, elle « joue » sur nos émotions sans jamais avoir le moindre pouvoir sur les éléments. Elle nous guide et nous oriente sans jamais décider à notre place.
La musique est composée par un compositeur qui est lui même une création, certains accords sont involontaires mais d’autres peuvent être écrites à dessin. Une musique peut pousser à la transe ou une mélancolie en chacun de nous. En revanche, la mélancolie qu’a voulu inspirer l’auteur ne sera jamais la mélancolie ressentie par l’auditeur. En ce sens peut-être que ce « champ de l’ombre » est justement une « musique » unique, libre de tout interprétation puisque inaudible qui reste donc fidèle à son auteur. Ce chant de l’ombre pourrait être l’entièreté de ce qui reste de l’ensemble de la musique qui n’a PAS été jouée. Ou pire encore, Le chant de l’ombre pourrait être l’ombre perceptible d’un observateur aux sens expert . Ombre formée par une sorte de lumière inconnue qui aurait rencontré le mur de la musique et du chant.
Pour moi, l’expression de la musique et de son pendant, le champ de l’ombre, sont les moyens d’expression et d’influence de Galdameth sur notre monde. Des partitions auraient été écrite par Galdameth et Haderzo a su les reconnaître et les utiliser pour devenir le chef d’orchestre de cette magie primordiale.
L’ombre,
Une ombre par définition fait appelle exclusivement à notre vue, elle n’existe que par un jeu de source de lumière, obstacle,écran et d’un observateur. Les mirages nous enseignent qu’entre la source et l’écran la lumière peut se jouer des obstacles. L’observateur aussi sera seul juge de ce qui est une ombre pour lui. Sans lumière, pas d’ombre, sans obstacle pas d’ombre, sans écran pas d’ombre, sans observateur… la question mérite d’être posée mais les réponses ne sont pas le sujet de cette réflexion. Mais dans tous les cas, quel est le rapport avec la musique ou pour le moins avec le chant. L’écho que nous pouvons entendre dans les montagnes n’est pas l’ombre du chant car nous avons soustrait l’obstacle. Ce dernier c’est mélangé dans l’écran ou la source ( l’instrument ou la gorge).
Alors comment imaginer l’ombre du chant? Si les mots ont bien été choisi du début, nous pouvons imaginé une source inconnue, le chant ou la musique comme étant l’obstacle, l’écran étant le monde non conscient et l’observateur celui qui cherche à déceler cette ombre totalement improbable, perceptible par un sens connu ou encore inconnu. Je trouve personnellement cette quête magnifique, grandiose et réservée à une élite d’illuminés mais laissez moi cette liberté de réserver cette quête pour des instant où mon esprit sera oisif, libre de nombre de nos soucis simple de notre quotidien.
Mais avant de se frotter à une telle question, peut-être que nous pourrions déjà observer l’ombre lumineuse, en silence. L’ombre, la trace glissant au sol comme un vide laissé par la lumière. Rien de plus silencieux qu’une ombre. Nous pouvons écouter un arbre, une pierre, l’eau mais nous ne pouvons écouter une ombre. Cependant, elle nous appelle, nous les êtres voulant s’abriter du soleil. L’ombre appelle également tout chasseur ou proie qui cherche à éviter les regards. La nuit est son royaume et la fraîcheur indique à l’aveugle sa présence.
Ici l’ombre de la musique serait donc le vide laisser par la musique après avoir été absorbé ou filtré par les créations ayant écouté cette musique, ou anti musique. Le manque dont parle peut-être les athnasiens. Rappelons ici que les Athnasiens avaient du moins métaphoriquement une ombre quasi tangible. Dermenos aurait été créé à l’ombre d’Hérongas pour comblé ce manque, cette fracture que caractérise ces créations. Ainsi, l’ombre est ce qui manque au tout pour faire un « tout cohérent ».
Ces prémices de recherche montrent déjà un profond écueil, le temps, l’influence du temps sur la musique. Il est temps pour moi de me mettre en quête.
« Je vis le pari de ne pas avoir le choix, je choisi de parier sur la Vie » et la musique
Muhariz Baansuree abn Asfar Nargis




